Black Mirror: l’aliénation de l’homme par les médias et la technologie. fév22

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Black Mirror: l’aliénation de l’homme par les médias et la technologie.

Les séries…
Elles ont pris de plus en plus de place dans notre temps consacré aux divertissements.
Faciles d’accès depuis n’importe quel terminal numérique, il suffit d’en trouver une qui nous plaise, et de se laisser embarquer dans son univers, de faire connaissance avec les personnages et de vivre l’intrigue au fur et à mesure des épisodes, des saisons…

Alors des séries j’en regarde beaucoup, de toutes sortes, mais il y a quelques semaines, un ami m’en a recommandé une nouvelle:
BLACK MIRROR.
1 saison avec 3 épisodes de 1H. Voilà tout ce que je savais lorsque j’ai lancé le tout premier épisode à ma pause de midi.

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Le pitch du tout premier épisode est que le Premier ministre britannique Michael Callow doit avoir en direct à la télévision une relation sexuelle avec une truie pour sauver la princesse royale Susannah qui a été enlevée.

Oui… quelque peu caricaturale et extravagante comme première intrigue.

Et pour tout vous dire j’ai ressenti un profond dégout à la fin de l’épisode.
Je me suis mise à parler un peu à tout le monde de cette série, de cette intrigue complétement dérangeante qui m’avait prise de court.



Et quelque part, si je continuais, même 3 semaines plus tard, à en parler autour de moi, c’est que la série avait fonctionné. Elle m’avait poussé à comprendre, et à la défendre lorsqu’on me disait « mais pourquoi ? ».
Je cherchais une explication à ce cynisme quelque peu pervers. Et j’arrivais à le comprendre.

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J’avais pourtant peur de lancer le 2 derniers épisodes.
Pourtant, chaque épisode est indépendant. On n’y retrouve une intrigue différente, des personnages différents.
J’appréhendais malgré tout ce que j’allais y découvrir.
Et pourtant, bien que le premier épisode m’ait, par son coté cru, dérangé (et c’est bien là, toute la force de cette série), j’ai été complétement absorbée par la suite de la saison.

Que ce soit par ce monde virtuel retenant les humains en captivité au sein de leur propres rêves et angoisses en les poussant au pire, ou par l’avancé technologique prenant le dessus sur nos vies en les faussant, Black Mirror est sûrement une des séries les plus surprenantes que j’ai découvert cette année.



Une réflexion sur les médias et l’avancé technologique


L’originalité de Black Mirror, c’est que cette série démontre une véritable mise en esclavage de l’homme par la technologie et les medias.
L’homme utilise la technologie afin d’augmenter sa connaissance ou son divertissement, mais pourtant, elle en vient à le dominer et à l’aliéner.

L’individu se perd dans une course à la perfection et à la possession du savoir.

Une dépendance nait: le recours systématique à la technologie ou à l’accès infini à l’information, ce qui donne naissance à un monde où l’homme dévient un simple vecteur de cette technologie, et se fait ainsi dépasser par l’information et le divertissement qu’il a lui même créée.

Black Mirror met en lumière, dans une future proche plusieurs problématiques dans lesquelles nous nous retrouvons tous, et qui vont crescendo au fur et à mesure des épisodes…

Créée par Charlie Brooker, Black Mirror est de retour sur les écrans Anglais avec une saison 2 depuis le 11 Février, avec 3 nouvelles intrigues qui j’espère confirmeront le mystère, le charisme et le cynisme de la saison 1.

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