« Dans la maison » ou la perversité des sentiments oct15

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« Dans la maison » ou la perversité des sentiments


Lorsque j’ai vu la bande annonce du dernier film de Ozon, « Dans la maison », j’ai tout de suite eu envie de le voir.
C’est donc ce que j’ai fait Dimanche après-midi.
Et je ne suis pas ressortie déçue !

Ozon adapte avec ce film, une pièce de théâtre espagnole nommée « Le garçon du dernier rang« . On y retrouve un Luchini aussi bon qu’à son habitude (oui…j’aime beaucoup cet acteur!), dans un rôle qui lui va à ravir: celui d’un écrivain raté, reconverti en professeur de littérature aigri qui désespère de trouver parmi ces élèves, un peu d’intérêt pour la matière qu’il enseigne.
C’est au sein de toute cette médiocrité que son attention se porte sur un garçon de 16 ans, qui lui remet un devoir d’un style bien particulier: Il s’immisce dans la maison d’un élève de sa classe, pour en faire le récit dans des rédactions, qu’il livre comme une série à suspense à son professeur, qui reprend ainsi un goût pervers à l’enseignement.

Le film vient emporter avec lui, dans un ambiance à la limite du polar noir, le spectateur, qui prend goût à la position de voyeur, à la limite du malsain à travers un jeune personnage interprêté avec grâce par le tout jeune Ernst Umhauer. Il réussi avec son regard frôlant la folie, à nous déranger tout en nous séduisant et en nous attendrissant.
Ozon pointe du doigt la complexité des désirs, de la vie rêvée, des fantasmes, du pouvoir, la naissance de l’amour, la solitude, l’évasion, la frustration (non) parentale ou encore la perversité des sentiments.

Le seul point négatif de ce film, une fin qui pour moi n’est pas à la hauteur du scénario. On s’attend à quelque chose d’un peu plus trépidant, un peu plus poignant, un peu plus inattendu…
je ne la dévoilerai pas ici pour ne pas vous spoiler, mais voici le seul hic de ce film.

Et vous, qu’en avez vous pensé ?

La bande annonce :

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