De Rouille et d’os : Audiart ose et sublime.

« Ça commence dans le Nord. Ali doit s’occuper de son fils, Sam, 5 ans, qu’il connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance.Tout les oppose. Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau. Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions…  »

« De Rouille et d’os », Le nouveau film de Jacques Audiard, sorti la semaine dernière en salles, à la même occasion que sa présentation au festival de Cannes, confronte avec force et fracas un homme et une femme qui, chacun, ont un combat à mener. Un combat certes bien différent, mais qu’ils vont trouver la force de mener l’un chez l’autre.

Le film d’Audiart est un choc en lui-même. Une descente aux enfers, une confrontation avec nos plus grandes angoisses. Chacun y trouvera de quoi s’identifier et ressentir ce film melo-dramatique à sa façon.

On y retrouve une Marion Cotillard époustouflante, comme toujours, malgré son handicap. Pour ma part j’y ai découvert l’acteur belge Matthias Schoenaerts, qui m’a transporté avec son jeu d’acteur à mi-chemin entre la force, la haine et la tendresse.
Le découpage des scènes, les effets, la réalisation sont très justes et permettent une réelle immersion tout en appuyant le côté narratif du film, qui nous emporte dés les premières minutes du film.

Ce que je saluerais pour finir ce sont les effets réalisés pour simuler les mutilations du personnage joué par Marion Cotillard, plus vrais que natures, certes un peu dérangeants dans les premiers instants, mais qui permettent de lever le voile sur ces choses que l’on ne montre pas et surtout que l’on ne veut pas voir de peur d’heurter notre sensibilité. Audiart a osé, et l’a fait avec beauté. 

Je recommande donc ce film, bouleversant et magnifique, à toutes les personnes qui souhaitent tenter l’expérience. Certes vous n’en ressortirez pas « heureux », mais c’est un petit chef d’oeuvre. A VOIR ABSOLUMENT ! 

La bande annonce